Section PCF Paris 13è

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Retraites : vérités et contre vérités

le 07 May 2010

Tract Unitaire Signataires : les Alternatifs Paris Sud, Alternative Libertaire Paris Sud, ATTAC Paris 13e, Collectif antilibéral 13e, Mouvement Politique d'éducation populaire (M'PEP 13e), Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA 13e), Parti Communiste Français (PCF 13e), Parti de Gauche (PG 13e) RETRAITES : VÉRITES ET CONTRE-VÉRITES La contre-réforme des retraites est lancée ! Partout à droite, et parfois à gauche, on nous assure qu'une réforme est nécessaire, qu'elle est rendue indispensable par l'allongement de la durée de vie, et qu'il n'y a aucun autre moyen de financer nos retraites que par l'allongement de la durée de cotisation ou le report de l'âge de départ à 63 ou 65 ans. Tout cela est martelé à longueur de temps par les médias, et pourtant tout cela est parfaitement faux ! Face aux mensonges et au cynisme de la droite, nous devons dire très fort et tous ensemble que notre avenir n'est pas à vendre. Y a-t-il un problème démographique ? NON ! L'argument le plus couramment entendu est celui de l'allongement de la durée de vie qui contraindrait à diminuer les pensions. Mais cet argument ne vaut rien, car il néglige deux choses. D'abord, il oublie qu'il y a une grande inégalité de l'espérance de vie et qu'un ouvrier, dont l'espérance de vie n'augmente plus, vit en moyenne 6 ans de moins qu'un cadre ! Le gouvernement veut-il faire passer les ouvriers directement de l'usine à la tombe ? Ensuite, il cache que, si l'on vit plus longtemps, il y a aussi de plus en plus d'argent. Les retraites sont nées en 1945, dans un pays ravagé par la guerre, où la nourriture était rationnée... Et aujourd'hui, nous n'aurions plus d'argent pour payer les retraites ? Un travailleur produit aujourd'hui 4 fois plus qu'en 1975, et le PIB devrait encore doubler d'ici 2050. Financer ou non les retraites avec l'argent qu'on a, c'est donc un choix politique, pas une fatalité. Ensemble, faisons le choix de la solidarité ! L'allongement de la durée de cotisation ou le report de l'âge de départ à la retraite sont-ils des solutions ? NON ! Le gouvernement prétend que pour recueillir plus d'argent pour les retraites, il faudrait que chacun travaille plus longtemps. Mais ce que le gouvernement ne dit pas, c'est que les salariés, même avec la retraite à 60 ans, arrêtent de travailler avant, car ils sont éjectés de leurs entreprises et du marché du travail avant cet âge. Résultat : plus de la moitié des personnes qui liquident leur pension, ne sont plus en emploi, mais au chômage, en invalidité ou inactifs. Quelle conséquence aura donc le report de l'âge de départ ou l'allongement de la durée de cotisation ? Tout simplement que les gens seront encore plus loin du compte au moment de prendre leur retraite : il leur manquait 1 an de cotisation avant la réforme, il leur en manquera 3 ou 4, et des décotes importantes leur seront imposées ! Conséquence : leur retraite sera encore plus misérable qu'avant, alors qu'elle était déjà bien maigre (1600 euros pour les hommes et 1100 euros pour les femmes en moyenne). Le seul objectif du gouvernement, c'est de faire baisser nos pensions, pas de sauver les retraites ! Y a-t-il un problème de financement ? NON ! L'argument du moment, le voilà : Les caisses sont vides, le déficit de la sécu et des retraites est trop grand, il faut se serrer la ceinture ! Comme d'habitude, c'est à ceux qui peinent à boucler les fins de mois qu'on va demander de payer pour les riches. En effet, comment sont financées nos retraites ? Par prélèvement sur les cotisations sociales et patronales. Or, ces cotisations sont souvent réduites pour soi-disant réduire le chômage. Ainsi, le déficit de la branche vieillesse du régime général (salariés) de la Sécurité sociale est évalué à 7,7 milliards d'euros pour 2009. Dans le même temps, les différentes exonérations de cotisations patronales accordées par l'État s'élèvent à près de 30 milliards d'euros par an. Ces exonérations, ce sont des baisses de nos salaires, puisque la sécu et les retraites ne sont rien d'autre que du salaire différé. Il n'y a pas de « trou » du budget des retraites, il y a un déficit fabriqué de toutes pièces par le gouvernement pour faire des cadeaux au patronat ! Et pourquoi pas embaucher plutôt des jeunes ? Le gouvernement et les patrons veulent nous faire travailler encore plus tard. Cela veut dire que des travailleurs qui ne demandent qu'à partir en retraite vont occuper un emploi à la place de ceux qui aimeraient bien travailler, notamment les jeunes chômeurs. Ces jeunes chômeurs ne cotiseront pas et n'alimenteront pas les caisses de retraites. Le résultat de la réforme du gouvernement n'aura donc aucun effet sur le déficit des retraites ; en revanche, il aura un effet sur l'avenir de générations de jeunes qui ne pourront connaître que le chômage et la précarité. Les retraites sont le problème de tout le monde, et notamment des jeunes dont c'est l'avenir mais aussi le présent qui est sacrifié à travers cette contre-réforme. Et pourquoi pas augmenter nos salaires en prenant sur le capital ? Il y a un problème de financement ? La solution est simple : plus nous gagnons, plus nous cotisons. Alors qu'on nous paye plus ! Cela ne sera que justice, et ne fera que compenser un peu tout ce que l'on nous a volé. Depuis 30 ans, les actionnaires des grandes entreprises s'en mettent de plus en plus dans les poches, au détriment des salariés. C'est presque 10% du PIB qu'ils ont ainsi récupéré. Augmenter les salaires, les pensions et les minima sociaux en taxant le capital, les revenus financiers et les profits : voilà la solution au problème des retraites. Et pourquoi pas prendre le temps de vivre ? Travaillez plus, nous dit Sarkozy. Mais à une époque où les accidents du travail, la souffrance au travail voire les suicides augmentent, où les travailleurs sont de plus ou plus stressés par les cadences et les exigences de leur patron, avons-nous vraiment envie de travailler toujours plus ? Ce que veut nous imposer le gouvernement, ce n'est pas seulement une réforme des retraites mais tout un projet de société, où vouloir vivre c'est déjà être un peu coupable. Refusons cette vision de l'existence, construisons une autre société où chacun pourra profiter de sa vie sans devoir la perdre à la gagner ! La retraite, cela veut dire être payé sans contrepartie, sans temps de travail imposé, sans chef pour nous dire quoi faire ou ne pas faire. C'est aussi la possibilité de s'impliquer dans des activités différentes, moins contraintes, autant utiles aux liens sociaux et à l'intérêt général et souvent plus épanouissantes. Cette forme de liberté est directement menacée par la contre-réforme annoncée. Et pourquoi pas relever la tête et faire entendre notre voix ? Plus personne ne veut de ce gouvernement, et pourtant il persiste à faire passer des réformes injustes ! Où est la démocratie là-dedans ? Il est temps de mettre fin à la casse sociale et de construire un mouvement qui renverse la vapeur ! C'est pourquoi nous devons tous et toutes, dans nos quartiers, dans nos entreprises et dans la rue, faire entendre notre voix et refuser cette nouvelle réforme. Sans un vaste mouvement social, sans grèves, sans manifestations d'ampleur comme au moment du CPE ou de décembre 1995, nous ne pourrons pas gagner ! Il est temps de relever la tête ! Ensemble, exigeons : le maintien de la retraite à 60 ans et le refus de tout allongement de la durée de cotisation, le maintien d'un véritable système par répartition, qui garantit la solidarité entre les générations, la revalorisation générale des retraites par la taxation des profits et des revenus financiers. Signataires : les Alternatifs Paris Sud, Alternative Libertaire Paris Sud, ATTAC Paris 13e, Collectif antilibéral 13e, Mouvement Politique d'éducation populaire (M'PEP 13e), Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA 13e), Parti Communiste Français (PCF 13e), Parti de Gauche (PG 13e)