Section PCF Paris 13è

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Liste des élu-e-s parisiens communistes - Front de gauche

Pierre Laurent, Sénateur de Paris, Conseiller régional d'Île-de-France

Céline Malaisé (GU), Conseillère régionale d'Île-de-France

François Labroille (AC), Conseiller régional d'Île-de-France

2ème arrondissement :

Béatrice Bonneau (GU), Conseillère d’arrondissement déléguée en charge de l’action sociale et de la lutte contre l’exclusion

3ème arrondissement :

Yves Peschet, Conseiller d’arrondissement

Adjoint au Maire en charge de la vie associative, de la lutte contre les discriminations et des mémoires

4ème arrondissement :

Evelyne Zarka, Conseillère d’arrondissement

Adjointe au Maire en charge des affaires scolaires, de la réussite éducative, des rythmes scolaires, de la petite enfance, de la mémoire et du monde combattant, de la lutte contre les discriminations et des Droits de l’Homme

10ème arrondissement :

Didier Le Reste, Conseiller de Paris

Conseiller d’arrondissement délégué en charge de la politique de la ville

Dante Bassino, Conseiller d’arrondissement

Adjoint au Maire en charge du logement

Dominique Tourte, Conseillère d’arrondissement déléguée en charge de la petite enfance et de la protection de l’enfance

11ème arrondissement :

Hélène Bidard, Conseillère de Paris

Adjointe à la Maire de Paris en charge de l’égalité femme-homme, de la lutte contre les discriminations et des Droits de l’Homme Conseillère d’arrondissement déléguée en charge de la santé et du handicap

Adrien Tiberti, Conseiller d’arrondissement

Adjoint au Maire en charge de l’intégration, de l’égalité et du respect des droits, référent du conseil de quartier Léon Blum-Folie Régnault

Marine Malberg, Conseillère d’arrondissement déléguée en charge des relations internationales

Michel Bilis, Conseiller d’arrondissement

Conseiller d’arrondissement délégué en charge de la solidarité et de la lutte contre l’exclusion

Isabelle Charpentier, Conseillère d’arrondissement

Adjointe au Maire en charge de la politique de la ville et de la vie des quartiers

12ème arrondissement :

Catherine Vieu-Charier, Conseillère de Paris

Adjointe à la Maire de Paris en charge de la Mémoire, du monde combattant et correspondante défense

Nicolas Bonnet, Conseiller de Paris

Président du groupe des élu-es communistes – Front de gauche au Conseil de Paris

Brigitte Velay-Bosc, Conseillère d'arrondissement adjointe à la Maire

13ème arrondissement :

Emmanuelle Becker,  Conseillère de Paris
Conseillère d’arrondissement déléguée en charge de la jeunesse

Jean-Noel Aqua, Conseiller de Paris

Marie-Ange Cardan, Conseillère d’arrondissement
Conseillère d’arrondissement déléguée en charge du Forum pour l’emploi

Vincent Boulet (GU), Conseiller d’arrondissement
Adjoint au Maire en charge de l’emploi et de la formation

Francis Combrouze, Conseiller d’arrondissement
Adjoint au Maire en charge de l’architecture et de l’urbanisme

14ème arrondissement :

Hervé Bégué, Conseiller de Paris

Nicolas Liebault, Conseiller d’arrondissement
Adjoint à la Maire en charge des affaires sociales, de la lutte contre l’exclusion et de l’hébergement d’urgence.

Catherine Chevalier, Conseillère d’arrondissement
Conseillère déléguée à l’économie circulaire et au projet de halle alimentaire

15ème arrondissement :

Laurence Patrice, Conseillère d'arrondissement

18ème arrondissement :

Ian Brossat, Conseiller de Paris
Adjoint à la Maire de Paris en charge du logement et de l’hébergement d’urgence
Conseiller délégué d’arrondissement en charge de la lutte contre les discriminations

Danièle Premel, Conseillère de Paris
Conseillère déléguée d’arrondissement en charge de l’éducation populaire et du quartier Porte Montmartre – Porte de Clignancourt

Gérald Briant, Conseiller d’arrondissement
Adjoint au Maire en charge des affaires sociales, de l’hébergement d’urgence et de la lutte contre l’exclusion

Nadine Mezence, Conseillère d’arrondissement
Adjointe au Maire en charge de l’égalité femme-homme, des Droits de l’Homme et de l’intégration

Hugo Touzet, Conseiller d’arrondissement délégué en charge de l’accès aux droits

Catherine Belem, Conseillère d’arrondissement déléguée en charge du handicap

19ème arrondissement :

Sergio Tinti, Conseiller de Paris
Conseiller d’arrondissement délégué en charge des sports

Fanny Gaillanne,  Conseillère de Paris
Conseillère d’arrondissement déléguée en charge d’un Conseil de quartier

Gabriel Gau, Conseiller d’arrondissement
Adjoint au Maire en charge de la jeunesse et de la vie étudiante

Tatiana Poudiot, Conseillère d’arrondissement
Adjointe au Maire en charge du handicap

Philippe Nawrocki, Conseiller d’arrondissement délégué en charge des commémorations

Émilie Dareau, Conseillère d’arrondissement déléguée en charge du bénévolat et de l’engagement solidaire

20ème arrondissement :

Jacques Baudrier, Conseiller de Paris

Conseiller délégué à l’architecture et aux GPRU rattaché à l’adjoint à la Maire de Paris chargé de l’urbanisme, de l’architecture, des projets du Grand Paris, du développement économique et de l’attractivité Conseiller d’arrondissement délégué au comité local d’urbanisme

Raphaëlle Primet, Conseillère de Paris

Conseillère d’arrondissement déléguée à la coopération décentralisée

Hélène Vicq Conseillère d’arrondissement

Adjointe à la Maire en charge de l’urbanisme

Karine Duchauchoi, Conseillère d’arrondissement déléguée en charge de la petite enfance

Abdellaziz Hmoudane, Conseiller d’arrondissement délégué en charge des foyers de travailleurs migrants et de la lutte contre les discriminations

Charlotte Laurent, Conseillère du 20è arrondissement

Adjointe à la Maire en charge de la jeunesse

 

 

Apportez vos contributions pour Paris et le 13ème arrondissement

le 18 April 2014

Apportez vos contributions pour Paris et le 13ème arrondissement

Dans le 13ème comme partout à Paris, les élu-e-s communistes entendent faire vivre la démocratie au plus proche de chacune et de chacun. Sur cette page, nous vous proposons une démarche inédite: celle de la construction collective d'un projet pour votre quartier, votre arrondissement, votre ville. Utilisez le formulaire ci-dessous pour porter vos idées auprès des élu-e-s communistes. N'hésitez pas à poser vos questions, faire des propositions ou porter à la connaissance de vos élu-e-s toute information qui vous paraît pertinente.

     
     
     

    Recherche et Enseignement supérieur

    Par Emmanuelle Becker, le 21 October 2008

    Intervention d'Emmanuelle BECKER – Groupe Communiste sur la politique parisienne en matière de Recherche, d'enseignement supérieur et d'innovation au Conseil de Paris. 26 et 27 mai 2008 Monsieur le Maire, Chers collègues, La réforme de l'enseignement supérieur et de la recherche qui est mise en œuvre par la droite se fait dans de très mauvaises conditions et au détriment de cette même recherche que l'on dit vouloir sauver. Alors que tous s'accordent sur la nécessité de repenser à la fois l'organisation et le fonctionnement du système français, alors que personne ne peut se satisfaire de son fonctionnement actuel, Valérie Pécresse réalise l'exploit de déstabiliser les équipes de recherche, de démotiver les jeunes chercheurs et d'inquiéter les étudiants. La réforme passe en force, sans tenir compte de l'avis des professionnels eux-mêmes. Nous l'avons encore vu la semaine dernière pour le CNRS : une concertation était programmée mi-juin, mais c'est par la presse que les chercheurs et la direction elle-même apprennent son dépeçage. A la veille de l'Academic Pride – Marche de tous les savoirs, je voudrais dire, au nom du groupe communiste, ma solidarité et mon soutien aux enseignants-chercheurs, aux chercheurs et à tous les personnels des établissements de la recherche publique. Ce contexte dans lequel nous débattons aujourd'hui de nos orientations n'est pas sans importance. Disons les choses clairement : la réforme en cours s'inscrit dans le droit fil de la stratégie européenne de Lisbonne, telle qu'elle est définie dès l'année 2000 puis relancée en 2004. Il s'agit de faire de l'Europe, dit le Conseil Européen de Lisbonne, « l'économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde ». Dans ce cadre, l'Agence Nationale de la Recherche, créée en 2006, a en charge le financement des projets de recherche, tant publics que privés. Elle a aussi en charge leur sélection, mais la droite n'a pas cru bon de la doter d'un conseil scientifique ! Le contexte, c'est aussi celui de la récente loi relative aux libertés et aux responsabilités des universités, la si mal nommée ! Car, en réalité, la liberté et l'autonomie des universitaires et des chercheurs n'ont jamais été autant remises en cause. Le pilotage de la recherche est progressivement retiré des instances professionnelles et scientifiques et de plus en plus livré, directement ou indirectement, à l'Etat et aux entreprises. Cette vision de la recherche n'est pas la mienne. Il faut souligner l'effort et l'engagement de notre majorité pour la recherche. Le groupe communiste ne peut que saluer cette audace. On aurait aimé voir l'Etat augmenter de près de 40 %, comme nous nous engageons à le faire, son budget dans ce domaine, pour les bibliothèques, pour le logement étudiant, pour l'accueil des chercheurs étrangers, pour le foncier et l'immobilier. 1 milliard d'euros pour la recherche et l'innovation, permet déjà de répondre à une grande part des attentes. Le choix de promouvoir le regroupement géographique des universités est à encourager et peut être un acte de résistance face à un gouvernement qui impose un « plan campus » sans toutes les concertations souhaitables. Paris s'oriente vers un travail collectif, associant les différentes composantes de l'Ile de France et c'est heureux. Il faut en effet créer les conditions qui favorisent l'échange, qui permettent la constitution de réseaux ouverts entre la recherche et les entreprises, qui donnent leur chance à l'émergence de projets innovants et qui, en un mot, peuvent être une source de croissance et de création d'emplois. Qui peut être contre ? La nécessité de penser d'autres espaces pour les campus, de sortir de la géographie actuelle de morcellement de l'enseignement supérieur et de la recherche, est largement partagée par la communauté universitaire. Les difficultés rencontrées en termes de locaux et d'espaces sont réelles, pour de nombreuses écoles supérieures et pour de nombreuses universités. Les espaces favorisant la collaboration et les échanges sont souhaités par les acteurs eux-mêmes. Notre ambition pour un Paris de l'innovation ne doit pas nous conduire à une vision utilitariste de la recherche. L'économie de la connaissance, conçue dans le cadre de la concurrence de tous contre tous, peut conduire à opposer une « bonne recherche », celle qui rapporte à court terme, et finalement une « mauvaise recherche » dont s'éloigneraient les financements. C'est la vision du gouvernement, faite de dogmatisme, de lieux communs et de préjugés. Je voudrais donc, sur le cadre général de cette ambition, insister sur trois points. Concurrence disent-ils. Les chercheurs démontrent tous les jours que leurs pratiques et leurs valeurs mêmes se fondent sur le partage des savoirs et sur la coopération, y compris internationale. La logique de concurrence ou de compétition, dont les résultats sont aujourd'hui évalués par des indicateurs largement contestés (tels que le fameux classement de Shanghai), conduit au nivellement des thématiques de recherche. Promouvoir l'économie de l'immatériel peut donc conduire au meilleur comme au pire. Concurrence ou coopération ? Ca n'est pas neutre pour promouvoir un progrès efficace des connaissances. Soutiens thématiques affirme l'Agence Nationale de la Recherche qui veille, dit-elle pudiquement, « à la pertinence économique des projets » en privilégiant quelques thématiques ciblées, telles que écosystèmes ou numérique. Une bonne recherche nous disent les scientifiques est celle dans laquelle ce sont les chercheurs eux-mêmes qui décident au sein de leurs instances de l'orientation de leur travaux. Et l'on doit se garder de la tentation d'imposer de l'extérieur, telle ou telle thématiques de recherche ; se méfier de ces « effets de mode » qui ne garantissent, à terme, ni l'insertion professionnelle des jeunes chercheurs, ni même l'existence de nécessaires financements dans la durée. Enfin la fuite des cerveaux. C'est l'une des menaces agitée pour accélérer le passage à cette nouvelle politique industrielle mise en œuvre aujourd'hui, fondée sur un soutien fort à l'innovation dans les secteurs de haute technologie. Et à eux seuls. Mais cela fait aussi largement partie des idées reçues et se focalise sur les flux sortants en oubliant les flux d'entrée. Paris reste l'un des pôles les plus attrayants du monde pour les salariés hautement qualifiés. Il suffit de comparer deux indicateurs qui appartiennent d'ailleurs au suivi de la stratégie de Lisbonne et de remarquer l'écart, au niveau de la région Ile-de-France, entre le degré d'enseignement atteint et la réalité du marché du travail. Les cerveaux localement employés, comme disent certains, sont plus nombreux que les cerveaux localement produits. Et pourtant, loin des sirènes de l'économie de l'immatériel, il y a toujours de nombreux diplômés de l'enseignement supérieur soumis à la précarité, voire en marge de l'emploi. Un master pour faire du phoning, c'est aussi ça la réalité aujourd'hui ! Monsieur le Maire, Mes chers collègues, Notre projet pour la recherche, l'enseignement supérieur et l'innovation doit donc se faire sans oublier ces éléments de contexte et doit nous permettre d'affirmer aussi nos propres ambitions, notre résistance à la politique de réforme de l'enseignement supérieur et de la recherche telle qu'elle est mise en œuvre aujourd'hui. C'est pourquoi la vigilance qui sera la nôtre doit s'exercer dans au moins quatre domaines. Premièrement, il n'est pas dans nos prérogatives de nous substituer à l'Etat, même si les collectivités locales sont de plus en plus mises à contribution dans un contexte de réduction des financements nationaux. Nous en percevons tous le risque : les collectivités riches financeront puissamment la recherche locale, les autres n'y parviendront pas. Et l'on verra les inégalités territoriales se creuser davantage. Il serait illusoire de croire que Paris puisse alors s'émanciper du contexte national. La tendance est aujourd'hui à la constitution de pôles de rayonnement et d'attractivité devant bénéficier au pays tout entier. Mais ce postulat, sur la petite musique de l'Europe des régions, oublie un peu vite l'importance d'un engagement fort de l'Etat. Le potentiel de recherche qui est le nôtre n'est d'ailleurs pas parisien, ni même francilien, mais bien national. Il nous faudra donc mettre l'Etat devant ses responsabilités. Et puisqu'il faut filer la métaphore agricole, disons que l'essaimage de pépinières et de jeunes pousses, suppose par exemple de négocier l'enracinement de l'Etat au niveau des premiers cycles universitaires. Pour notre part, nous ne devons pas oublier, dans ce programme, la définition d'un plan de vie étudiante ambitieux sur le logement, la santé ou le sport, un plan capable d'accompagner toujours plus de jeunes dans des études supérieures longues. Un choix est fait de promouvoir deux grands types de recherche : les biotechnologies et le numérique. Les pépinières sont l'occasion d'encourager les jeunes chercheurs à prendre des risques. Cependant, la crainte majeure est de voir ce travail récupéré par les grandes entreprises dans un échange inégal avec ces jeunes, de ne pas pérenniser les emplois et les implantations. Paris et l'IDF, en sortiraient affaiblis. Au contraire, un pilotage véritablement démocratique consisterait à promouvoir un partenariat entre collectivités territoriales, instituts de recherche et PME. Ainsi, le fruit du travail de ces jeunes chercheurs pourra être investi dans l'amélioration des infrastructures numériques de la Métropole et nous ne seront pas soumis à une concurrence entre opérateurs. Par ailleurs, l'investissement de Paris aura dans ce cadre une retombée directe…au-delà de la rentabilité économique. Veillons à ne pas mettre les jeunes chercheurs à la merci de la précarité dans une politique du contrat à court terme. Deuxièmement, Paris ne doit pas prêter qu'aux riches. Nos soutiens doivent aller vers l'ensemble des établissements d'enseignement supérieur et de recherche, sans en oublier aucun. Ils doivent bénéficier à toute la recherche, dans toutes les disciplines, y compris à celles n'ayant pas de rentabilité économique immédiate. Il faut donc que ce milliard d'euros irrigue l'ensemble de la recherche et de l'enseignement supérieur parisien. 3. Troisièmement, les soutiens apportés par la Ville, tant à la recherche publique que privée, devront être assortis de garanties et d'engagements des institutions bénéficiaires, en particulier en termes de recrutements et de ratio entre emplois statutaires et emplois précaires. Voilà une sorte de clause sociale, sans laquelle il n'y a pas non plus de développement durable. Nous sommes ici dans un domaine peu compatible avec la précarité, Monsieur le Maire le soulignait tout à l'heure. Dans leur vie personnelle et dans le financement de leurs projets, l'activité des chercheurs exige en effet une assurance à long terme. Il faut donc que ce milliard d'euros serve à la promotion d'emplois stables. 4. Quatrièmement, et ce sera mon dernier point, les missions de l'Agence parisienne de l'Innovation devraient s'inscrire dans le cadre de nos ambitions pour Paris Métropole et être pensées en partenariat avec les communes voisines. Il ne doit pas s'agir d'encourager l'innovation et la prise de risques sans définir un outil de pilotage ambitieux, démocratique, associant les collectivités territoriales, les universités et les organismes de recherche, en veillant à l'exigence sociale. L'agence parisienne pour l'innovation ne peut pas être qu'une interface entre PME et multinationales. Elle devra favoriser l'émergence de projets novateurs. Mais allons plus loin. les bâtiments libérés , grâce aux regroupements des universités, pourraient lui être confiés, afin qu'elle ne devienne pas seulement une vitrine prestigieuse de la recherche parisienne, mais aussi une institution insérée au cœur de la population, favorisant les échanges avec les parisiens … en d'autres termes, une forme d'université populaire de demain. Notre véritable défi doit être de promouvoir une véritable innovation : celle de la réduction des inégalités, du travail de coopération et non de concurrence, et permettre à chacun l'accès aux savoirs. Mise au service et dans l'intérêt de tous, l'innovation n'en sera que plus nécessaire.