Section PCF Paris 13è

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Halte à la répression syndicale!

Employés par Lancry, une entreprise sous-traitante de la SNCF, les 15 agents de sécurité incendie qui refusent la baisse de leur salaire ont cessé le travail depuis sept jours (Plus d'informations sur le site de l'Humanité).

Vendredi 7 octobre, une centaine de policiers sont intervenus pour évacuer le piquet de grève!

Emmanuelle Becker écrit au Préfet pour demander des explications sur cette répression inexplicable et inexcusable. Son courrier est disponible ci-contre.

 

Paris, le 12 octobre 2011

 

Monsieur Michel GAUDIN

Préfet de Police

7, Boulevard du Palais

75 195 PARIS RP

 

 

Monsieur le Préfet,

 

Je me permets d’attirer votre attention sur la situation des salariés de la société Lancry de la gare d’Austerlitz et sur les problèmes que ceux-ci rencontrent pour faire valoir leurs droits.

 

Ces salariés sont, en effet, mobilisés pour exiger de meilleures conditions de travail ainsi que de meilleurs salaires. Face au silence de la société Lancry ainsi que de la SNCF, qui sous-traite les services de la société précitée, ces salariés se sont mis légitimement, depuis le lundi 3 octobre, en grève.

 

 Pourtant, le vendredi 7 octobre, la direction de la SNCF et celle de la société Lancry ont fait intervenir les forces de l’ordre. Pas moins 100 policiers ont ainsi été mobilisés pour évacuer le piquet de grève constitué de douze grévistes sous les yeux médusés d’une centaine de cheminots et salariés de la gare d’Austerlitz.

 

 Outre que la société Lancry, en accord avec la SNCF, avait déjà fait remplacer les grévistes, qui de ce fait ne constituaient pas une gène au bon fonctionnement de la gare SNCF, outre que le piquet de grève ne regroupait qu’un petit nombre de personnes et ne constituait pas une menace à l’ordre public, je m’interroge sur la légitimité de l’usage des forces de police pour expulser ces salariés en lutte pour de meilleures conditions de travail.  

 

Aussi, Je vous serais très reconnaissant, Monsieur le Préfet, de bien vouloir me communiquer les éléments dont vous disposez concernant cette affaire.

 

Comptant sur votre compréhension, je vous prie de croire, Monsieur le Préfet, en l’expression de ma haute considération

 

Emmanuelle BECKER

 

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